Une incorrigible passion | Aimer encore et toujours | Pauline et moi
Camille la jonquille
 | Écrire la mouvance de mes jours
 Les sœurs du cap |
 Juliette et Roméo | La promeneuse du cap | Souvenirs d’amour
Ulysse et Pénélope | L’Angélus de mon voisin sonne l’heure de l’amour
Les mots de mon père | L'actrice | Cap-au-renard | Portal en chansons
L’enchantée | Jeanne Janvier | Où en est le miroir?

Oeuvres de Jacques Hébert : Une chaise longue en enfer  | Il fera aussi clair


Les Soeurs du Cap
la fin du cycle de Cap-au-Renard

Les Soeurs du CapElles se prénomment Marie-Fièvre et Marée-Douce. Enfin, c’est ainsi que Murielle, la promeneuse du Cap, nomme ces jeunes naufragées de la vie lorsqu’elle et son amoureux font leur découverte parmi les roseaux et les joncs de L’Anse-Pleureuse.

Soeurs d’itinérance, sauvageonnes déjà malmenées par d’existentielles tempêtes, les filles rappellent à Murielle ce qu’elle a déjà été, une fugitive de la vie, et le trésor qu’elle a déjà eu, deux enfants tragiquement perdus. C’est ainsi que la mystérieuse promeneuse les prendra sous son aile au gîte de Cap-au-Renard où elle s’est installée, tentant à travers elles de faire la paix avec les fantômes de son passé. Or le danger rôde. Il prend la forme d’un prophète de la fin des temps régnant sur son harem dans les hauteurs du village. Il aura tôt fait de repérer ces âmes nouvellement débarquées sur son territoire, fragiles et vulnérables…

Un roman méditatif au style résolument féminin, délicat et sensible. Une vibrante histoire ancrée dans le paysage maritime de la Haute-Gaspésie, paysage que la romancière nous fait tendrement aimer comme un personnage en soi, doté d’une vie qui lui est propre.

« À la file indienne, les quatre promeneurs empruntèrent le chemin qui longe le ruisseau. Jocelyn sifflait toujours et les plaintes de la forêt avaient repris. La rouquine avait cessé de pleurer et marchait alors sur les talons de Murielle. Seules les branches fouettées par le vent reprenaient cette curieuse lamentation entendue plus tôt. La mélodie du vent se mêlait à la rumeur de la mer en un étrange duo qui ravivait soudain chez Murielle le souvenir de ses jumelles disparues. Sa Symphonie morte à la naissance et sa Mélodie suicidée à seize ans. Dans une autre vie, semblait-il à la promeneuse, tellement cette époque lui apparaissait lointaine. »

Article sur Info-Culture

Éditions Hurtubise inc. 2013