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La Promeneuse du Cap
la suite de l'histoire de MurielleLa Promeneuse du Cap

C'est à Sainte-Anne-des-Monts, puis sur toute la côte qui va jusqu'à Percé, que l'on retrouve la mystérieuse Murielle. Elle et son entourage du premier livre. Revenant d'un long voyage, la voici avec sa tête rasée, méconnaissable, qui fait le point sur la tragédie vécue sept ans auparavant : le suicide de sa fille Mélodie, l'incendie de la maison et tout ce qui a suivi. C'est au Château Lamontagne, où a vécu Blanche la célèbre poétesse, qu'elle fera la paix avec son passé tumultueux de fille de bar et retrouvera l'artiste en elle. Et c'est l'amour que la promeneuse rencontrera au bout de sa quête intérieure. La Promeneuse du Cap  raconte une histoire prenante à travers de magnifiques vues du paysage de la Haute-Gaspésie. Un roman fait de passion et de rêverie. Un grand tableau amoureux de la Gaspésie et des Gaspésiens. Un roman de femme. Pour tous.

« Soudain, le souvenir du village aimé et perdu resurgit avec la force des marées d'automne. En claudiquant, la femme s'avance vers le grand tableau qui trône au-dessus de la cheminée. (...) Elle observe de plus près la toile. Il s'agit bien de son portrait à elle. Son ami Léo espérait-il sa venue dans un hiver de tourmente ?... »

« Le tableau présente un chemin dont l'accès est interdit. Au loin, on distingue un clocher, au-dessus d'une structure dont les murs ont brûlé. Une maison en bardeaux bleus, sur le haut d'une falaise, fume, calcinée dans le vent d'hiver.
Il neige à plein ciel. La mer, à l'horizon, n'est plus qu'une mince ligne bleutée. Immobile. Au premier plan, se trouve une femme au crâne rasé. De face. Les yeux mouillés.  Elle porte autour du cou un renard roux argenté dont la tête penche doucement sur son épaule fatiguée. (…) En ce temps-là, dit la légende, les animaux parlaient. Le renard du lieu avait ainsi raconté sa vie : chasseur, il guettait continuellement ses proies depuis le bout du cap. Grâce à la trappe qu'il avait mise au point et qu'il appelait «sa girondaine », il lui suffisait de tirer sur sa ficelle… »

Les Éditions Hurtubise inc. 2010