« — Vous savez, je sors très peu. Cette foutue peinture m'accapare entièrement.
Je m'avance derrière lui pour regarder à nouveau la toile sur laquelle
il travaille : par touches de bleu, de vert, de mauve se dessine une structure
qui rappelle un vieux monastère ou une église… Je le laisse à sa méditation
picturale, car dès qu'il a repris son pinceau je n'existe plus. Je quitte la maison
en prenant soin cette fois-ci de ne pas faire claquer la porte moustiquaire.
Au milieu de la prairie, le violon reprend le même air si nostalgique
maintenant. Mon coeur se pince. Pourquoi? C'est d'un pas alourdi que je
franchis les derniers mètres jusque chez moi.
Mon amour… je suis de retour…
Dans le lieu de notre mémoire, le sanctuaire de nos mots, seul l'écho de ma
voix répondit. »
Tout commence par un air de musique dans un doux soir de mai.
Est-ce bien le nouveau voisin qui joue cet air envoûtant?
Encore
blessée par le départ de son grand amour, Jeanne Dorval sort
de sa solitude et fait la connaissance du survenant, un peintre
amateur obsédé par l'Angélus d'un peintre français. De curieuses
coïncidences s'accumulent.
Jeanne doit comprendre ce qui lui arrive.
L'amour peut-il recommencer,
même quand rôde le sida?
Que faire quand le désir se pointe et chante?
Le nouveau roman de Louise Portal prend au coeur,
montrant
le retour de la passion quand on croit tout fini.
Éditions
Hurtubise HMH Ltée 2007
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